Do Not Machine

“Alternant entre heavy-pop lente et indie-rock turbulent, Do Not Machine se définit par son penchant avéré pour les envolées mélodiques goudronnées dans l’’épaisseur des fuzz !”

Tout est dit dans cette (auto) promotion du groupe angevin : l’opposition des forces (heavy / pop) et des ambiances (lent / turbulent), le contraste des ambiances (envolées versus goudronnées), la richesse de l’ensemble, l’implication des musiciens, etc. Tout dans la musique de Do Not Machine exprime la diversité, l’abondance, l’ouverture et la générosité. Elle est un matériau composite et son travail ne peut être que collectif, et ce pour un résultat fertile, créatif et forcément… surprenant !

Photo : Bourgade Hortense

Pour présenter Do Not Machine, on peut bien évidemment parler des quatre musiciens qui compose cette relativement jeune formation angevine (créée en 2017) en étalant le background musical de chacun : Zenzile (dub et assimilés) et Glass (electro organique) pour Alex ; Last Time Voodoo (pop rock contemporaine) pour Ben ; Daria et LANE (indie rock) pour les frangins Camille et Etienne. Cela suffirait presque à cerner l’identité de leur nouveau combo (et à susciter un certain intérêt). Pour autant, il n’est nullement question d’un mélange des genres mais plutôt une mise en commun des envies et des expériences. Réfutant une quelconque catégorisation, le groupe se revendique d’un rock aux multiples facettes, depuis Torche et Nirvana jusqu’’à The National. Jouer du rock, certes référencé, mais l’interpréter avec son cœur et ses tripes.

En 2018, Do Not Machine dispose d’un répertoire suffisant pour donner ses premiers concerts (extrait de celui de Tours) et, logiquement, enregistrer quelques compositions. Deux titres (“Curious Box” et “Futile Values”) émergeront sous la forme de EP digital et établiront définitivement la direction artistique (le son, le jeu, l’approche) du quatuor. Post hardcore ? Post rock ? Post punk ? Pourquoi pas tout ça à la fois.


De cette collision des genres, forcément explosive, résulte une musique limpide et cultivée, nerveuse et fiévreuse, souvent majestueuse, parfois mélancolique, toujours pénétrante. A l’image du background des musiciens, les compositions de Do Not Machine misent sur un grand écart artistique qui reste malgré tout toujours harmonieux. Chaleur et froidure. Calme et colère. Inquiétude et délivrance. Rythmique impérieuse et guitares aériennes. Chant posé et extravagance. Épique et intime mêlés pour ne faire qu’un.

Fin 2019, les quatre Angevins s’astreignent à la composition des dix chansons de leur premier album. Période Covid oblige, ce dernier a été enregistré et produit à la maison par eux-mêmes, avant que les bandes ne traversent l’Atlantique pour être mixées par J. Robbins (chanteur-guitariste de Jawbox, Burning Airlines et Office Of Future Plan, et également producteur de Texas Is The Reason, The Promise Ring, Pilot To Gunner entre autres) dans son MagPie Cage Studio (Baltimore, Maryland, USA), puis masterisées par Dan Coutant, l’ancien guitariste du groupe Joshua aujourd’hui sorcier du son dans son très plébiscité studio, le Sun Room Audio à NYC.

Le résultat s’intitule Heart Beat Nation, il sort le 20/11/2020 sur Twenty Something (distribution PIAS France) en vinyle. Sobre et élégant, l’objet renforce l’impression de cohésion et la détermination qui se dégage du groupe et de sa musique.
S’y frotter c’est l’adopter. Définitivement.

 

Do No Machine : Facebook / Bandcamp / Youtube

 

A découvrir de suite “Host Inside”, premier extrait de l’album Heart Beat Nation.

 

Heart Beat Nation sera disponible en précommande
à partir du 19 octobre 2020 sur le shop du label.