Pochette bleus octobre 06

DIRTY HANDS « Bleus »

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Enregistré par Iain Burgess et Peter Deimel au Black Box Studio à Noyant La Gravoyère  en Octobre 1993 et sorti sur le label Roadrunner Rds en 1994, « Bleus » est le troisième album des DIRTY HANDS.

« Il aura fallu une sacrée dose de pugnacité aux angevins pour mener à terme cet enregistrement sur lequel semblait planer une malédiction difficilement enrayable. Cela débuta par un gros coup de calcaire de leur producteur Ted Niceley qui, après quatre jours de prises, s’en retourna chez lui à Washington. Désarroi dans les rangs, cela s’était pourtant très bien passé pour le second album « Letters For Kings », à tel point que Noir Désir, impressionnés par le travail effectué par l’américain, avaient fait appel à lui pour leur « Tostaky ». Les Dirty Hands seuls avec Iain Burgess pour produire ce nouvel opus. Si « Letters For Kings » est reconnu comme étant une petite oeuvre d’art, disons que la patte de Niceley peut être discutable. Il aseptise un peu trop ses productions ayant tendance à un peu trop vernir ses toiles. Sa désaffection peut donc être perçue comme un bonus, dans la mesure où les Dirty ont donné un côté plus chaud, plus live, à ce « Bleus ». Un « Bleus » qui va surprendre par le tiers du matériel chanté en français. « Le couteau dans la tête » est déjà rodé depuis longtemps sur scène. Mais cela peut donner des trucs marrants. Ici, Gilles ayant quelques intonations à la Jean Louis Aubert ! Si cela est involontaire, ça démontre tout de même que les Dirty sont en perpétuelle évolution et en tout cas musicalement l’on est surpris par le jeu de plus en plus impressionnant des quatre individualités dévolues à la même cause. Pour avoir vu jouer ces morceaux sur scène l’on peut affirmer que Doumé n’a bien que deux mains et une seule guitare, ce qui semble inimaginable vu la présence et le spectre de ses six cordes. Est-il nécessaire de revenir sur la rythmique béton de Patrice / Bouchon ? Bien conscients d’être hors normes, les Dirty Hands ne s’en laissent pas compter et toutes guitares dehors nous posent un dernier dilemne, tenons-nous là l’album de l’année ? »

Patrick Tad Foulhoux / Rock Sound Juin 1994