décembre 27

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Wild Child « The Next Decline »

“Wild Child remercie Wild Child « . Cette formule lapidaire figurait au dos de ce EP, rouge sang, rouge feu, rouge lave, estampillé d’une tête de loup multipliée par 4. La formule disait bien ce qu’elle avait à proclamer : « Allez vous faire foutre ! On ne doit rien à personne, on a tout fait tous seuls, et si vous n’êtes pas content, c’est la même chose ! » Le truc dégoulinait d’électricité indomptée, baveuse, sale, ça chantait la haine, la folie, et la speedlife.

Cétait quand déjà ? 1982. J’ai toujours le disque, mais il est aussi avare en indications qu’en politesse. Le gang marseillais émigré à Paris était ce qu’on aura fait de plus proche, dans l’esprit et les mauvaises manières, des icônes MC5 et Stooges, de ce côté-ci de l’Atlantique. Les années ont passé, les décennies aussi, réclamant leur dû en vies brûlées. Mais voilà qu’en 2014, plus de trente ans après cette comète, un LP enfoui refait surface, et remet les coudes sur la table.

La voix métallique et prématurément usée par la vie domestique, cette fois quelques ballades, comme « Nard Love », ou « Wild Child ». Mais le reste du programme est inchangé : Wild Child bousille tout, et ne fait pas de prisonniers. Ce rock là est toujours rouge sang, rouge lave. Avec peut-être ces oripeaux métal qui déjà se dessinaient sur l’ultime opus d’avant le hiatus. De la musique de garçons, pour sûr ! Droits dans les bottes de biker. Avec des riffs bavards et tordus, et un Little Jim qui braille comme un coyote, quand la nuit tombe sur le désert. Les loups sont toujours sauvages et dangereux !

— Jean-Eric Perrin, juin 2014

 


The Next Decline
01- The Next Decline
02- Lovecraft
03- Hard Love
04- The Night
05- Loco Motion
06- Ghost Appeal
07- Soldiers
08- Wild Child
09- Crushed Metal
10- You Never Gonna Die

All songs by Wild Child

Leeroy : Guitars, Back Voc.
Little Jim : Lead Voc., Harmonica
Fred Lemarchand : Bass, Back Voc.
Phil Jumbo : Drums & Percs

Enregistré au studio Garage en 1985.
Ingé Son : Bernard Natier. Production: Wild Child
Mastering en 2014 par J.J. Kerléo.
Album resté inédit jusqu’en 2015. Édité en 2015 par Celluloïd en CD.

 

 *** Extraits de chroniques ***

“Love Craft”, “Loco Motion”, “Soldiers” ou encore “Crushed Metal”, autant de pépites sonores qui tombent à point nommé pour nous rappeler que si pas mal de groupes ont fait un max de bruit après Wild Child, tout était déjà inventé quand le groupe a mis ses guitares au clou il y a trente ans. Autant dire que cette sortie est un événement à ne manquer sous un aucun prétexte.”
— Fred Delforge, Zicazic.com, 2015

“Il y a peu, Rodriguez, chanteur américain oublié, trouvait enfin les voies de la réussite grâce à un film documentaire et des enregistrements remontant à des dizaines d’années en arrière. C’est tout le mal que l’on souhaite à Wild Child, combo marseillais qui emballa la critique rock mais ne connut qu’un succès limité au début des années quatre-vingt.”
— H.M., Rock&Folk, Décembre 2015

“Même aujourd’hui on ne manquera pas d’être impressionné par ce heavy punk psychédélique, où, au delà de l’évidente parenté Stooge/Doors (un peu trop rabâchée sur la promo”) Wild Child montre qu’il a au moins autant écouté le Blue Öyster Cult que les Saints, le Gun Club, Alice Cooper, David Bowie et Lou Reed…”
— Jean-Pierre Sabouret, Bass Part, 2015

“Toutes guitares dehors, telles les griffes acérées d’un félin énervé, les titres s’enchainent, sur des rythmes alternatifs. Une musique totalement débridée, décomplexée, un peu sauvage, forcément. La voix de son leader, Little Jim, est pleine de charisme, bien plus anglophile que la plupart des groupes français de cette époque.”
— Mike S., La MagicBox

“Là encore, on ne fait pas dans la démonstration, ou plutôt si: celle d’une capacité affirmée à signer des compos marquantes. On ne crée rien, certes, mais on fait bien, très bien même, le boulot en y incluant des mélodies qui elles aussi tiennent la route.”
— Will Dum, Muzzart.fr
“Avec The Next Decline, Wild Child a peut-être bien sorti, trente ans après les faits, son meilleur album, avec suffisamment de distanciation pour un rendu plus musical.”
— Régis Gaudin, Vintagemusicclub.com

“Et il est évident que cette première édition de ce disque ‘perdu’ est une GRANDE idée ! De quoi compléter la collection de tous les vrais fans de Rock’n’Roll barbelé !!!”
— Bertrand Tappaz, Voix de Garage

 

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