Vanilla Blue

Début 2022 arrivera dans les bacs le premier album de Vanilla Blue, Dark Cities. Si le groupe emprunte son nom à Chicago (Illinois, IL), d’une chanson de Naked Raygun, il est originaire de Saint-Etienne (Loire, 42), ville qui, si l’on tient compte de ses influences, doit se situer quelque part dans une triangulaire Washington DC / Londres / Sydney. Et son programme est terriblement simple : guitares, mélodies, re-guitares !

Formé en 2019, Vanilla Blue rentre, de fait, dans la catégorie des nouveaux groupes. Cependant, les équipiers qui le compose ne sont pas tombés de la dernière chute de grêle. Leur CV commun avance des expériences chez Sixpack, Zero Gain, Protex Blue (pour ne citer que trois groupes sur une bonne cinquantaine d’autres), soit le fleuron de la scène punk rock stéphanoise depuis le début des 90’s.

Qu’attendre de telles reliques ? Peu ou prou la même chose ? J’ai tendance à penser que dans le domaine de la passion dévorante, on ne se refait pas. Et pourtant, la surprise est au rendez-vous. Pas de dé-cryogénisation à la Han Solo ici, plutôt la suite logique de leurs précédentes aventures musicales. Oui, une suite logique, parfaitement cohérente et nullement feinte. Croyez-moi, ces messieurs n’ont pas lâché leurs Les Paul depuis 30 ans !

Avec Dark Cities, Vanilla Blue réalise une forme de télescopage entre punk rock ombrageux (Hüsker Dü / New Christs) et pop musclée (Big Star / Replacements / Posies), un condensé, subtil et attachant, de musique urbaine et électrique (éclectique ?). « City Rock », disent-ils. Pas faux ! Les mélodies sont lumineuses, rehaussées de licks de guitares tranchants et d’arrangements malins et judicieux. Le seul objectif est plus que louable : partager de vraies chansons, chaleureuses et solides, dans un album qui, au final, se révèle être hors du temps et éminemment personnel. Voilà un disque dont on ne fait pas le tour en une ou deux écoutes. L’amour portée à la belle chanson est son point fort et ne se révèle qu’aux audacieux et téméraires. En ça, et en ça seulement, on peut qualifier Vanilla Blue de rétro : ils composent comme d’autres travaillent l’orfèvrerie, en visant l’excellence, celle qui dure, pas celle qui ne fait que briller.

Au moment de rentrer en studio, ils se sont dit qu’ils n’arriveraient peut-être pas tous seuls à atteintre un tel objectif. Ils ont donc rameutés famille et amis. En premier lieu, Pierre « ex-Burning Heads » Samprass et Alex Borel (du team Uncommon Men From Mars / Forest Pooky) qui se sont chargés de la production en 7 jours (enregistrement et mix) au studio Warm Audio de Décines (69). Pour compléter l’écriture et ajouter multiples arrangements (harmo, piano/claviers, percus, chœurs, guitares…), ils ont été rejoints par Spi (O.T.H. / Les Naufragés), Salim (Sixpack), Nabyl (Zero Gain), Sophie (Kalicia Katakov / Kandinsky Complex) et Sven (NRA / Human Alert). L’aventure collective a d’ailleurs si bien fonctionné qu’il se peut, dit-on dans les couloirs, qu’il y ait quelques surprises scéniques à venir. Il faudra se déplacer pour vérifier et juger par soi-même…

Jean-Paul RAMONE (sainté tsais !)

Premier extrait de l’album :

Vanilla Blue :
Dan : chant,
Junior : batterie,
Maxime : basse,
Olivier : guitare.

Contact Vanilla Blue.

Discographie :
LP+ CD Dark Cities à paraître sur Twenty Something / Dangerhouse Skylab (insertion CD par Bad Health Records)